RENAISSANCE AFRICAINE - RENAF
Les bombardements de l'OTAN sur la Libye
 
L’Otan doit cesser tout bombardement en Libye, et se soumettre à la feuille de route de l’Union Africaine qui propose un règlement pacifique du conflit.
Aucun pays, membre de de l’Union Africaine, n’est membre de l’OTAN. Elle n’a donc pas le droit d’intervenir dans des guerres civiles en Afrique. Ce sont les africains qui doivent laver leur linges sales en famille.
Cette organisation créée pour contrer les velléités du pacte de Varsovie n’a jamais eu pour mandat d’aller bombarder des populations civiles en Afrique. Il n y a jamais de guerres propres. Nous ne croyons pas non plus aux missiles intelligents capables de s’arrêter sur leur chemin, de serrer les mains des civiles, et d’aller opérer de façon chirurgicale sur leur cible!
Pour tout africain, les résolutions de l’Union Africaine doivent faire force de loi. Tout le monde doit se soumettre, et chaque africain est tenu de faire respecter, par tous les moyens,  ce que leurs représentants nationaux ont décidé à la majorité.
Nous demandons donc dans l’immédiat, une force d’interposition africaine entre les belligérants, l’interdiction aux avions de l’Otan de survoler la Libye et l’arrêt des combats.
Nous sommes pour la démocratie et contre le totalitarisme, et nous l’avons toujours été. Nous demandons juste que les changements vers des régimes plus démocratiques se fassent dans la paix et en bonne intelligence car nous ne voulons plus de guerres civiles en Afrique. Le vrai chemin qui même vers le sous-développement, c’est la guerre civile. Imposer la guerre aux africains c’est une façon de les maintenir dans un sous-développement durable.
L’OTAN a aujourd’hui les moyens de contraindre l’opposition Libyenne à aller sur la table de négociation : Mais elle ne le fait pas !
Nous rendons hommage aux parlementaires des Etats-Unis qui ont refusé d’accorder des crédits supplémentaires à l’Armée Américaine afin d’éviter l’escalade. Ils ont fait preuve de bon sens. Nous sommes par contre déçus par leurs homologues français qui n’ont pas suivi l’exemple : L’Esprit de la Baule aura vécu.
En Tunisie et en Egypte, les populations n’ont pas eu besoin de l’Otan pour se défaire de leurs dictateurs. Et pourtant, plusieurs membres de l’organisation atlantique nord soutenaient ces régimes tyranniques.  Sans l’intervention de l’Otan, peut être que Kadhafi serait déjà parti !
Oser intervenir en Libye pour rétablir la démocratie est une plaisanterie de mauvais gout de la part de certains pays de l’Union Européenne qui soutiennent de façon indéfectible en Afrique subsaharienne, des dictatures parmi les plus effroyables du 21eme siècle : Imposant une perpétuelle « sous France » aux peuples démunis d’Afrique.
La RENAF n’a jamais été en contact avec le régime Libyen. Nous n’avons jamais participé, ni de près, ni de loin, à une réunion organisée par les dignitaires de ce pays. Plusieurs organisations panafricaines ont reçu des subventions de la Libye, cela n’a jamais été le cas de la RENAF. Ce qui nous révolte aujourd’hui, c’est qu’on est en train de réparer une injustice par une autre plus criarde. Les opposants à Kadhafi, en rejetant sans appel, les propositions multiples de l’Union Africaine pour la résolution pacifique du conflit nous donnent aucune garantie sur leur sérieux et pour l’après Kadhafi qu’ils comptent mettre en place.
Parallèlement au conflit, un génocide est en train de s’opérer, envers certains Libyens à la peau foncée, sous prétextes qu’ils seraient des mercenaires à la solde du régime Libyens, leur attribuant toutes les atrocités et les violations perpétrées envers les populations de  ce pays. Apparemment les pays occidentaux n’ont pas retenu la leçon sur le Rwanda.
La Renaissance Africaine fera  à l’Union Africaine une proposition  afin d’éviter que des aventuriers de tous bords viennent s’ériger en donneurs de leçons en Afrique, surestimant leur capacité. Dans cette recommandation, nous stipulerons que tous les pays du monde qui voudront désormais entretenir des relations commerciales avec les pays membres de l’Union Africaine,  devront, au préalable, justifier qu’ils n’ont jamais bravé une interdiction ou une recommandation émise par l’Union Africaine par le passé. Une proposition de ce genre, donnera plus poids à notre Organisation Continentale.
A la RENAF, nous prônerons toujours l’amitié et la concorde entre les peuples d'Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique, sans aucune retenue.
 
Paris le 16 juillet 2011
 
Noel Moukala
Président de la Renaissance Africaine